L'hyperhidrose
L'hyperhidrose
La transpiration est un processus physiologique normal, une perte nécessaire pour le bon fonctionnement de l’organisme. Pourtant, la transpiration peut devenir excessive (jusqu'à plusieurs litres d'eau par jour): c’est ce phénomène qu’on appelle hypersudation ou hyperhidrose.


L’hyperhidrose entraîne un retentissement psychologique important pouvant être à l’origine d’un handicap socioprofessionnel majeur. Elle représente une gêne non négligeable qui peut altérer considérablement la qualité de vie.

On distingue les hyperhidroses primitives ou essentielles (sans cause reconnue) des hyperhidroses secondaires à des maladies.

La plupart des hyperhidroses sont localisées aux aisselles (hyperhidrose axillaire), mais aussi aux mains ou aux pieds. Elles sont essentielles et on ne sait pas pourquoi les patients sont atteints.
L’hyperhidrose essentielle débute souvent à la puberté et culmine entre la troisième et la quatrième décennie.

L’hyperhidrose est le plus souvent intermittente et majorée par le stress. Il se forme souvent un cercle vicieux, car la transpiration excessive des mains ou des aisselles est souvent embarassante et génère un stress qui la majore.
Traitement de l'hyperhidrose
Le traitement traditionnel reposait sur les sels d’aluminium en application locale, les anticholinergiques per os, et, en cas d’échec, l’excision des glandes sudoripares ou la sympathectomie thoracique sous thoracoscopie.


L'hyperhidrose
La toxine botulique est devenu un traitement de choix des hyperhidroses, en particulier axillaires. En effet, l’injection de toxine botulique constitue un traitement d’une exceptionnelle efficacité dans cette indication. Aucune complication sévère n’est induite par l’injection de toxine botulique dans le creux axillaire et les complications sont exceptionnelles et transitoires.

Ce traitement s’adresse tout particulièrement à tou(te)s les patient(e)s atteint(e)s d’une hyperhidrose axillaire résistante aux traitements locaux et créant un handicap social.
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L'hyperhidrose
Le médecin détermine d’abord la zone qui transpire le plus grâce au test à l’iode puis il injecte de la toxine botulique en très petites quantités. Le médecin réalise en général une dizaine d'injections par aisselle.
Ces injections sont peu douloureuses, car l’aiguille est extrêmement fine et la piqûre superficielle. Les patients sensibles peuvent bénéficier d’une anesthésie locale par crème EMLA.
L’effet se fait sentir deux jours après les injections, et augmente pour atteindre son maximum après un mois. La durée d’action varie en fonction de chaque patient, en moyenne de 6 à 9 mois dans les premiers traitements puis jusqu'à 12 mois. Les injections doivent être répétées à intervalle régulier car il s’agit seulement d’un traitement suspensif.